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Définition :
L’hypertrophie
mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par
rapport à la morphologie de la patiente. Cette définition est subjective et
peut varier selon les contrées et les époques.
L'hypertrophie
mammaire peut s'accompagner d'une gène psychologique avec gêne sociale, gêne
vestimentaire, gêne pour l'activité sportive...
Elle peut
également s'accompagner d'une gène physique avec douleurs cervicales et
dorsales.
Elle entraîne
le plus souvent une ptose mammaire (chute des seins) et est souvent asymétrique
( un sein plus gros que l'autre).
L'hypertrophie
mammaire peut exister dans un contexte d'obésité, et dans ce cas, votre
chirurgien vous demandera de réaliser un régime au préalable afin de pouvoir
réaliser l'intervention dans de meilleurs conditions.
Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin
de la croissance et, au-delà, pendant toute la durée de la vie.
Objectifs :
L’intervention
chirurgicale a pour but de réduire le volume des seins, de corriger la ptose et
de diminuer la taille des aréoles, afin d'obtenir deux seins symétriques dont
le volume est adapté à la morphologie de la patiente.
En
pratique :
Avant l'intervention, le chirurgien
réalise un examen clinique soigneux et en fonction des cas demande la
réalisation de mammographies. Des photographie médicales sont réalisées.
La réduction du volume des seins
se fait au prix de cicatrices qui le plus souvent ont une forme d'ancre de
marine ou "T" inversé : avec une cicatrice autour de l'aréole, une
cicatrice sous le sein et une cicatrice verticale entre les deux. Comme toute
cicatrice, elles diminuent avec le temps pour se stabiliser au bout d'un an
environ, mais restent toujours visibles
Dans certains cas, l'intervention
peut être réalisée sans la cicatrice sous le sein. Il s'agit d'une plastie
mammaire selon la technique verticale. Dans cette technique bien particulière,
votre chirurgien expliquera des détails importants.
Dans les cas d'hypertrophie
mammaire très importante, votre chirurgien peut utiliser une technique
particulière (intervention de Thorek) qui consiste à greffer les aréoles.
Votre chirurgien vous expliquera les raisons de ce choix et les modalités.
L'intervention est réalisée sous
anesthésie générale, dure entre 2 et 3 heures et nécessite 2 à 3 jours
d'hospitalisation. Elle nécessite la pose de drains qui sont retirés vers le
3ème jour.
L'intervention n'est pas très
douloureuse.
Votre chirurgien vous revoit
régulièrement en consultation pendant 1 an environ.
Les fils sont retirés vers le
15ème jour.
Il est nécessaire de porter un
soutien gorge sans armature (type sport) jour et nuit pendant 1 mois et
demi.
Le sport peut être repris après 2
mois.
Si une grossesse est désirée,
elle ne doit pas avoir lieu avant 1 an après l'intervention.
L'allaitement est fortement
déconseillé ( risque d'altération du résultat) et est le plus souvent très
difficile voire impossible avec les techniques actuelles.
La sensibilité de l'aréole et du
mamelon peut diminuer ou disparaître, et dans ces cas elle peut réapparaître
après 1 an.
Les cicatrices peuvent être de
mauvaise qualité en fonction de votre cicatrisation.
Complications:
Comme tout acte chirurgical, la
plastie mammaire de réduction peut s'accompagner d'un certain nombre de
complications.
En choisissant
un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type
d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les
supprimer complètement.
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Complications
non spécifiques :
-
Complications
liées à l'anesthésie.
-
Complications
thrombo-emboliques.
-
Hématome.
Malgré toutes les précautions
prises, un hématome peut rarement survenir et peut nécessiter une
intervention rapide. Exceptionnellement, une transfusion peut être nécessaire
en cas de perte de sang importante. En cas d'hématome de faible volume, une
simple surveillance est possible, et le plus souvent tout rentre dans l'ordre au
bout d' un mois et demi.
Malgré toutes les précautions
prises, une infection peut exceptionnellement survenir. Elle peut nécessiter
une intervention et la prise d'antibiotiques.
Malgré tout le soin porté à la
réalisation des cicatrices, celles-ci peuvent être chéloïdiennes,
hypertrophiques, élargies. Leur aspect n'est définitif qu'après 1 an et demi
environ. Elles peuvent nécessiter des actes particuliers (massages,
plaques de silicone, injection de corticoïdes...) et parfois une retouche
chirurgicale.
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Complications
spécifiques:
Nécrose
de l'aréole
Malgré une technique soigneuse,
une perte partielle ou totale de l'aréole peut survenir. Cette complication
rare est augmentée dans les cas d'hypertrophie mammaire importante et chez les
patientes tabagiques. Afin de diminuer les risques, votre chirurgien vous
demandera d'arrêter le tabac au moins 1 mois avant l'intervention. En cas de
mauvaise vitalité de l'aréole, votre chirurgien peut prendre la décision de
la retirer et de réaliser une greffe, en cours d'intervention ou dans les 2
jours qui suivent.
La cytostéatonécrose est la fonte
de la glande et de la graisse contenus dans le sein. Elle se manifeste par un
écoulement jaune par la cicatrice. Cette complication rare est augmentée dans
certaines techniques et chez les patientes tabagiques. Afin de diminuer les
risques, votre chirurgien vous demandera d'arrêter le tabac au moins 1 mois
avant l'intervention. Dans les cas importants (exceptionnels avec les techniques
actuelles), il peut en résulter une diminution importante du volume.
Résultat
non satisfaisant : asymétrie, volume , cicatrice...
Malgré tout le soin porté à la
réalisation de l'intervention, il peut exister une petite différence
dans le volume des deux seins ou dans la position , la taille et la forme
des aréoles. Ces différences sont souvent présentes avant l'intervention, qui
a d'ailleurs pour but de les corriger.
Au total, il s'agit d'une intervention qui donne le plus souvent des
résultats
satisfaisants mais au prix de cicatrices inévitables. Les
vraies complications sont rares.
Combien ça
coûte ?
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