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Vieillissement cutané et ménopause
Le collagène de la peau diminue après la ménopause de 2% par an
en moyenne et cela sans rapport avec l'âge chronologique, de même la synthèse
d'acide hyaluronique diminue sous l'effet de la carence oestrogénique entraînant
une altération de la structure des fibres élastiques cutanées et une diminution
du contenu hydrique du derme.
Sur le plan clinique, vont apparaître une atrophie cutanée diffuse prédominant
sur les zones découvertes (visage), une tendance à la sécheresse cutanée et une
perte de souplesse des téguments (majoration des rides, relâchement et
amincissement cutané) et des modifications pigmentaires et prolifératifs
(lentigo sénile, verrues séborrhéiques).
Chirurgie esthétique chez la femme ménopausée
Les modifications de la silhouette induites ou majorées, de la
femme ménopausée par ailleurs encore jeune par sa vie sociale et professionnelle
sont souvent mal acceptées par ces dernières et renforcent le traumatisme
psychologique fréquemment ressenti à cette période ; à la perte de la vie
génitale se rajoute la perte de l'identité féminine.
Pour le chirurgien plasticien, il existe une demande importante et variée de
chirurgie réparatrice et esthétique chez la femme en période périménopausique.
La ménopause peut laisser des
modifications corporelles plus ou moins importantes:
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Excès graisseux
résistants aux régimes
: seins, abdomen, hanches, cuisses : pouvant être traités par
lipoaspiration seule si la peau est de bonne qualité, ce qui est assez
rare.
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Prise de poids, obésité
: nécessitant un régime hypocalorique. Parfois, en cas d'obésité importante, résistante aux régimes
hypocaloriques, il peut être indiqué de réaliser une
gastroplastie.
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Au niveau du
visage : il apparaît une surcharge graisseuse au
niveau des bajoues et du cou, une ptose cutanée au niveau des paupières,
du bas du visage et du cou, une accentuation des rides et des sillons
nasogéniens. Les demandes de chirurgie esthétique du visage se font
majoritairement en période péri-ménopausique. Les
paupières peuvent être traitées par une blépharoplastie. Cette
chirurgie permet aux patientes de retrouver un éclat du regard et de
supprimer "l'air fatigué" dont la ménopause est souvent tenue pour
responsable. Au niveau du visage,
l'éventail des techniques disponibles à ce jour permet de choisir une
technique adaptée au visage et à la demande de chaque patient(e)s:
injections, peelings, liposuccion, lipofilling, lifting frontal, lifting
temporal, lifting cervicofacial. Il peut exister des signes de
vieillissement au niveau du nez avec ptose
et allongement: une rhinoplastie bien réalisée peut permettre également
de rajeunir un visage.
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Au
niveau des seins : souvent il existe une surcharge graisseuse au
niveau des seins avec hypertrophie et ptose mammaire. Une plastie
mammaire de réduction peut être indiquée en cas de gêne. Dans les
réductions mammaires importantes, supér, il est habituel de noter une
nette amélioration des douleurs arthrosiques cervicales (prise en charge
sécurité sociale possible).
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Au niveau de
l'abdomen : souvent il existe une surcharge
graisseuse qui se surajoute aux séquelles abdominales liées aux
grossesses et aux variations de poids. distension abdominale avec diastasis des muscles,
relâchement des muscles de la paroi abdominale, hernie ombilicale, relâchement cutané
et excès graisseux. La plastie abdominale
est une des interventions les plus fréquentes chez la femme ménopausée,
et probablement celle qui donne les résultats morphologiques les plus
gratifiants sur la silhouette (prise en charge sécurité sociale
possible).
Conclusion
La ménopause constitue souvent un tournant dans la vie d'une femme ; la perte
des capacités génitales associées aux modifications de la silhouette sont
souvent responsables d'un vécu psychologique douloureux ; cette période de
dépression peut entraîner une prise de poids qui majore encore les changement
corporels.
La femme de 50 ans est une femme jeune, tant du point de vue social,
professionnel que médical; le vieillissement prématuré de sa silhouette
constitue souvent un préjudice inacceptable, expliquant le recours de plus en
plus fréquent à la chirurgie esthétique.
Cette dernière apporte un certain nombre de réponses aux demandes des patientes,
mais les bons résultats ne peuvent être obtenus que s'il existe une stabilité
pondérale préalable et un bon équilibre alimentaire.
Les règles hygiéno-diététiques et le traitement hormonal substitutif bien
conduit sont essentiels au maintien d'une image corporelle satisfaisante. Ce
n'est qu'en cas de trouble morphologique motivé que l'on pourra éventuellement
recourir à la chirurgie esthétique, en s'assurant de la bonne compréhension de
la patiente des bénéfices attendus de l'intervention.
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