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Docteur Mamlouk, Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique, Paris reconstruction du nez
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Le terme de rhinopoïèse (reconstruction du nez) correspond à l'ensemble des techniques qui visent à reconstruire un nez mutilé. Les causes de cette mutilation sont très variées: ablation d'une tumeur cutanée, malformation, traumatisme, séquelles de chirurgie ou de radiothérapie, nécroses d'origines diverses... Il s'agit d'un domaine très ancien de la chirurgie plastique puisque l'on retrouve des écrits datant du VIème siècle avant J.-C où Susruta utilisait un lambeau indien frontal pour reconstruire un nez amputé. Comme dans d'autres domaines de chirurgie plastique, la reconstruction du nez exige un résultat esthétique correct. Le but est d'obtenir une reconstruction qui se rapproche le plus de la normale, le plus souvent au prix de nombreuses retouches. Bien sûr, la qualité du résultat dépend aussi de l'état initial des tissus ainsi que de la qualité de la cicatrisation qui peut être très aléatoire. Un des principes de cette chirurgie est de reconstruire l'armature ostéo-cartilagineuse chaque fois que cela est nécessaire et d'utiliser des tissus dont la texture se rapproche le plus de celle du nez. Un autre principe est le respect des unités esthétiques du nez. En effet, la qualité des résultats est étroitement liée à l'analyse artistique du nez et au respect du concept des sous-unités esthétiques du nez. Le nez présente des alternances de zones qui accrochent la lumière, ainsi que de zones d'ombre. Ces différences de luminosité sont directement en rapport avec l'anatomie des structures ostéo-cartilagineuses sous-jacentes. Le souci d'une reconstruction est de placer les cicatrices dans ces zones d'ombre. Dans le cas des tumeurs cutanées malignes du nez, la prudence veut que la reconstruction ne soit envisagée qu'après certitude de l'ablation complète de la tumeur, ce qui peut nécessiter plusieurs interventions. Il existe de nombreuses méthodes de reconstruction qui dépendent surtout de la cause, du terrain, de la topographie, de l'étendue en superficie et en profondeur de la mutilation. Ces méthodes comprennent la cicatrisation dirigée, la suture cutanée, les greffes (osseuses, cartilagineuses, cutanées ou composées) ainsi que les lambeaux (locaux, régionaux ou à distance):
Il s'agit de la méthode la plus simple. Elle consiste à faire réaliser des pansements quotidiens par une infirmière jusqu'à cicatrisation complète. La cicatrisation s'obtient au prix d'une rétraction des tissus environnants. Des greffes de peau ou des lambeaux peuvent être réalisés dans un second temps en cas de résultat insuffisant.
Cette technique n'est possible qu'après ablation de lésions de petite taille.
La greffe cutanée consiste à prélever un fragment de peau dont l'épaisseur et la texture se rapprochent le plus de celle du nez. Elle nécessite également des pansement quotidiens par une infirmière pendant environ 3 semaines. Initialement, la greffe peut avoir une coloration violette mais il faut attendre parfois 6 à 12 mois pour juger du résultat définitif. Un lambeau peut être utilisé dans un second temps en cas de résultat insuffisant. La greffe composée consiste à prélever un fragment d'oreille comprenant de la peau et du cartilage afin de reconstruire par exemple une narine. Cette technique n'est possible uniquement que pour les petites pertes de substance. Les greffes cartilagineuses sont destinées à reconstruire la charpente cartilagineuse et consistent à prélever des fragments de cartilage à partir de l'oreille ou de la cloison nasale a. Ces techniques sont employées dans les reconstructions complexes du nez et nécessitent le plus souvent l'utilisation de lambeaux. Les greffes osseuses sont destinées à reconstruire la charpente osseuse du nez et consistent à prélever des fragments d'os à partir d'une côte, du crâne, de l'os iliaque...
Les lambeaux peuvent être soit locaux (à partir du nez), soit régionaux (à partir de la joue) soit à distance (à partir du front le plus souvent).
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